Avant 1996, le pronostic pour les personnes diagnostiquées avec le VIH était sombre. Dans les pays riches, la mort due au sida était presque une certitude. Cependant, une avancée révolutionnaire est arrivée sous la forme de la thérapie antirétrovirale combinée (TAR). Cette thérapie s’est révélée remarquablement efficace pour supprimer le VIH, entraînant une baisse spectaculaire des décès liés au sida, en particulier en Europe et en Amérique du Nord.
Évolution de l’Administration de la TAR
Initialement, de 1996 à 2012, la TAR n’était pas toujours initiée immédiatement. Le traitement commençait seulement lorsque le nombre de CD4—une mesure de la santé immunitaire—d’une personne tombait en dessous d’un certain seuil ou si elle présentait des symptômes. Cette approche a changé entre 2012 et 2015 à la suite de recherches solides montrant que commencer la TAR immédiatement, indépendamment du nombre de CD4, était la meilleure stratégie. En conséquence, il y a eu une poussée mondiale pour commencer le traitement dès que le VIH était diagnostiqué.
Impact sur la Longévité et la Mortalité
Grâce à un traitement efficace, les personnes vivant avec le VIH vivent maintenant plus longtemps. Alors que les décès dus au sida ont considérablement diminué, d’autres causes de décès ont émergé comme préoccupations. La consommation de substances et l’hépatite C continuent d’avoir un impact sur cette population et, à mesure que les personnes vivant avec le VIH vieillissent, elles sont de plus en plus susceptibles de mourir de maladies comme les maladies cardiaques ou le cancer.
Résultats Clés des Études de Cohorte sur le VIH
Les chercheurs ont examiné les données de 17 cohortes de VIH en Europe et en Amérique du Nord, couvrant plus de 189 000 personnes qui ont commencé la TAR entre 1996 et 2020. Pendant cette période, l’âge moyen des personnes vivant avec le VIH a augmenté, reflétant l’impact positif de la TAR sur la longévité.
Voici un aperçu des chiffres :
- Les décès liés au sida ont diminué de 33% entre 1996 et 2020.
- Les taux de mortalité globaux ont diminué de 17,1 décès pour 1 000 personnes entre 2000 et 2003 à 7,9 décès pour 1 000 personnes entre 2016 et 2020.
Les Défis Persistent
Malgré les progrès remarquables, certaines tendances préoccupantes demeurent. Alors que les taux de mortalité pour les hommes gays et bisexuels ont diminué, les femmes qui s’injectent des drogues continuent de faire face à des défis importants. Leurs taux de mortalité ont en fait augmenté de 7%, soulignant les problèmes persistants au sein de ce sous-groupe. Les décès liés à la consommation de substances ont montré une amélioration en Europe mais restent un problème sérieux en Amérique du Nord, où la crise des opioïdes est toujours une question majeure.
Perspectives Futures
Bien que l’image globale montre une amélioration substantielle des taux de survie pour les personnes vivant avec le VIH, certains groupes continuent de faire face à des obstacles importants. Il est important de reconnaître et de résoudre ces disparités pour s’assurer que toutes les personnes bénéficient des avancées dans le traitement du VIH.
De plus, comme souligné dans une vidéo récente, il existe des initiatives prometteuses, comme celles aux États-Unis, où les nourrissons mis sous TAR dans les 48 heures suivant la naissance ont une chance de parvenir à une rémission durable. Cela indique des efforts continus pour améliorer les chances de survie pour ceux affectés par le VIH dès les premiers stades de la vie.
Conclusion
Le voyage de 1996 à aujourd’hui a vu des avancées significatives dans le traitement et la survie des personnes vivant avec le VIH, grâce à l’introduction et à l’évolution de la TAR. Bien qu’il reste des défis à relever, en particulier pour certains groupes à risque, les progrès réalisés jusqu’à présent offrent de l’espoir et une voie vers de meilleurs résultats de santé pour toutes les personnes vivant avec le VIH.
Sources:
- Organisation mondiale de la santé (OMS)
- Rapport mondial sur le sida de l’ONUSIDA
- Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC)
- Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes (JAIDS)
- The Lancet HIV





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